Bardella renonce à son discours à Washington
Le président du RN était parti joyeux briller de tous ses feux à la grand-messe dédiée à tout ce que l’on veut sauf des Républicains, à commencer par le grand évangéliste Trump, fils de milliardaire qui s’en est payé un autre, le plus riche du monde, à ses côtés.
Lequel n’a pas traîné à faire le salut nazi pour qu’on sache bien à qui on a à faire. Le gourou ne l’a pas dissuadé, c’est ça la tolérance libertarienne : tout est permis, même saluer Hitler ! Cela revient à s’y référer, à s’en inspirer. À s’attendre à la guerre.
En Europe, le même symbole est redevenu presque banal …à l’extrême-droite dans nombre de pays, en France c’est un délit d’incitation à tous les racismes, sans hiérarchie. Si ce ne sont les propos, les actes et les discriminations …
Au premier salut nazi de Steve Bannon, un vieux copain de Jean-Marie Le Pen, Bardella dit avoir choisi de se retirer aussitôt, y voyant une « provocation »…. faite par celui qui fut un temps le conseiller officieux de Marine Le Pen.
Avant de le devenir officiellement de Trump, suprême décoration qui le couvre forcément. « Je n’étais pas dans la salle… » ? C’est un peu court. Il nous la fait « naïfs, notre homme est-il tombé dans un piège ?”
À cette tribune hier, alors que je n’étais pas présent dans la salle, l’un des intervenants s’est permis, par provocation, un geste faisant référence à l’idéologie nazie », Dans le rôle de la vierge effarouchée, il y a mieux.
Quand même, si Trump n’approuvait pas le salut nazi, il ne l’aurait pas laissé passer à ses deux « fous du roi » qui peuvent tout se permettre ? Que Marine et d’autres ne l’eussent pas pensé, c’est prendre le citoyen pour un débile !
Cette mise en scène pourrait se terminer par une minimisation discrète. Steeve Bannon lui a déjà rafraîchi la mémoire. Depuis dix ans il est le collaborateur et le stratège de Trump. En novembre 2016, il lui collait le titre de « haut conseiller et ..Chef de la stratégie de la Maison Blanche.
L’idéologue américain d’extrême droite et ancien conseiller de Donald Trump, plaide coupable, le 11 février 2025 à New York, d’un détournement de fonds pour la construction du mur anti migrants séparant les États-Unis et le Mexique et est condamné à trois ans de liberté conditionnelle…un idéologue hyperactif qui l’a échappé belle (voir Wikipédia)
Il incarne la plus radicale des extrêmes-droites et se reconnaît dans Marion-Maréchal-nous voilà. Dans sa réponse au geste de Bardella, il a lâché les chevaux, comme à l’habitude : « Bardella est un lâche, il ne dirigera jamais la France et il est pire que Macron ». Du Trump tout craché ! On a les amis qu’on choisit. On le dirait en colère ?
Ce n’est qu’un échantillon, Bardella va regretter d’avoir fait le voyage ! Il n’aura même pas voulu en placer une …la honte ! Après tout c’est leurs oignons.
Cela permettra peut-être d’éclairer les enjeux.
Il y a des chemins qu’il ne faut surtout pas emprunter
René Fredon