Ukraine : chacun « sa » paix, on n’est pas sorti de l’auberge?
A la fin de sa campagne aux Etats-Unis, Trump l’avait promis, il mettrait fin en quelques jours à la guerre en Ukraine qui entre dans sa quatrième année. Il ne voulait plus financer. Ca fait toujours plaisir à entendre, mais il n’a jamais eu l’intention de contrarier Netanyahou, plus que jamais engagé à ses côtés dans le génocide du peuple palestinien doublé du projet de s’approprier leurs terres après avoir rasé leurs biens.
Ils viennent de faire 500 morts en 3 jours pour punir (?) les Gazaouis… tant qu’il y en aura ?! Dans l’indifférence de trop nombreux pays, à commencer par la France qui a mis du temps à réagir tout en « réarmant la France et l’Europe « ?
Les Etats-Unis, gouvernés par l’extrême-droite assumée, ont des projets impérialistes faramineux autant qu’irréels qui cherchent à faire oublier la crise profonde, économique et politique du capitalisme, que ses milliardaires brandissent comme un trophée, preuve de bonne santé économique et politique qui leur sert d’argument pour masquer l’explosion des inégalités sociales ?
Avec Israël, ils sont les seuls à mépriser l’ONU et ne tenir aucun compte des votes des autres pays dont ils bloquent les résolutions. Ils veulent rester la première puissance économique et militaire dans un monde multipolaire qui relativise la domination américaine d’autant plus envahissante sur les plans économique et militaire.
De la même manière, ce gouvernement totalitaire a décidé de se rapprocher de Poutine et de se retirer de la guerre d’Ukraine en laissant l’Europe assumer le coût des dépenses militaires, en plus du redressement de leurs finances au plus mal, qui affectent nos 27 pays dans l’U-E mais aussi les autres, dont l’Ukraine. Tout en gardant la haute main sur l’avenir de l’Ukraine et de l’Europe.
Finies les promesses de paix pour demain, comme simple formalité ! Trump et ses conseillers d’extrême-droite se heurtent à leur trahison de « rouler » pour Poutine et de planter l’Ukraine et son leader Zelensky traité comme un vassal -et je suis poli- dans le bureau présidentiel il y a un mois ! Et visiblement pas rancunier en lui envoyant des excuses des et des compliments en veux-tu, en voilà, un mois plus tard.
Il est prêt à manger dans la main qui le nourrit et le frappe car, Trump lui avait dit avec sa finesse de bulldozer, « Tu n’as pas les bonnes cartes dans les mains » Autrement dit, comme dans les maffias : « tu m’obéiras ou tu disparaitras ». Notre Berrurier vient de commander une statue en pied de 13 m ! Il est grand Trump ! Ses ambitions sont à sa hauteur, dominer le monde devenu multinational et garder le bénéfice de la domination de sa monnaie, le dollar.
Dans le réseau social X de Musk qui ne va pas très bien en ce moment, Zelensky a même écrit ces derniers jours :»Nous avons eu avec Trump une conversation positive, très substantielle et franche….Nous pensons qu’avec les Etats-Unis, avec le président Trump et sous le leadership américain, une paix durable peut être atteinte cette année.» N’est-ce pas touchant ça ? Au pas, camarade, au pas ! Il est rentré dans le rang, il comprend vite Zelensky, d’autant qu’il n’a pas le choix.
En Europe -dont il fait partie- mais dont le pays ne devrait pas faire partie de l’UE- Trump et Poutine ont des conditions à faire partager qui ne vont pas de soi, c’est toujours Trump le leader censé parler au nom des Ukrainiens et de l’ardeur des Européens qui nous préparent à « réarmer l’Europe, à devenir des économies de guerre », la Russie étant décrétée par Macron « notre ennemie existentielle ».
Alors qu’elle fut déterminante pour libérer les camps d’extermination et vaincre les nazis que les occidentaux à Munich, fin septembre 1938, laissèrent pénètrer en Tchécoslovaquie ? Depuis le 8 mai 1945, la Russie nous a donné quels signaux de conquêtes ? A part l’Ukraine, territoite de l’ex-Urss.
Il faut être sérieux : elle fait partie depuis 1990 des pays capitalistes qui n’ont jamais cessé de s’entretuer, promettant toujours -ou presque- que ce serait la dernière ! Jaurès a beaucoup écrit sur la question.
Par contre, la France est allée en Russie, après 1917, la révolution d’octobre des communistes russes, soutenir militairement le tsar. Elle n’était pas obligée.
PCF : Une voix française indépendante pour la PAIX
Parler d’un « cessez-le-feu » dans la perspective d’en finir avec la guerre suppose des conditions acceptées par les deux (au moins) belligérants et, de préférence, ratifiés par les peuples. Or, vu les circonstances, il n’est pas encore acquis que l’Ukraine et son président aient leur mot à dire. Ansi que les pays de l’U-E qui sont leurs alliés et les soutiennent pour moins de la moitié du coût de la guerre, le reste par les E.-U. ce qui a fait changer Trump de stratégie pour que l’U-E prenne ses responsabilités.
Le meilleur moyen étant d’arrêter la guerre. Trump y avait pensé mais pas par pacifisme, parce qu’il ne voulait pas payer pour l’Europe, qu’il ferait oublier Gaza et pourrait attirer Poutine…dans sa stratégie géopolitique de tenter de l’éloigner de la Chine, sa grande concurrente très dynamique. Il garderait un « gros » pied-à-terre, une grande puissance capitaliste sur le Vieux Continenr où il n’en manque pas.
Ce que la France et l’Europe sont en train de décider c’est de réarmement de l’Europe, donc de risque de poursuite de la guerre en Ukraine au prétexte de la visée supposée de la Russie -conquérir nos pays- en comptant l’aide de Trump et ne pas accepter la capitulation de l’Europe, ni de revenir aux « accords de Minsk « qui continuent à interpeler les causes de la situation.
Et, comble de cynisme, ils ouvrent avec tambours et trompettes, l’épargne populaire destinée au financement du coût de la guerre, très rentable -nous sommes le second fournisseur au monde- et nous trouvons assez facilement des réserves privées pas forcément patriotiques.
Cette voix française pour la Paix, nullement exclusive, vous la découvrirez dans la PJ, dans le prolongement des bouleversements auxquels nous sommes confrontés sur toute la planète dans un rapport de forces politiques marqué par par une forte avancée des extrêmes-droites mondialisées et de leurs alliances avec les droites classiques au pouvoir de la plupart de nos pays occidentaux dits « libéraux et démocratiques »
Elle vaut d’être connue et matérialisée.
René Fredon
PJ: